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Sébastien COMPAGNE

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Bretonneries

 

Breizh connection

Boutiques :

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Langue

La langue bretonne est une langue celte comme le gaélique d'Écosse, le gaélique d'Irlande, le gallois (Pays de Galle) ou le cornique (Cornouailles insulaire).

Breton, gallois et cornique sont des langues très proches. Les gaéliques d'Écosse et d'Irlande sont proches entre eux mais plus éloignés des trois premières.

Le breton est le prolongement de la langue gauloise : d'une part, en raison de l'éloignement géographique et d'une implantation gallo-romaine parfois faible ou inexistante, l'influence latine a été moins importante qu'ailleurs en Gaule ; d'autre part ce fond gaulois s'est ici en Bretagne trouvé renforcé par les immigrations de seigneurs et d'ecclésiastiques et de populations insulaires à la fin du IVème siècle aux Vème et VIème siècles, parlant une langue presque identique, et fuyant la Cornouailles insulaire et le Pays de Galles (la Bretagne insulaire) sous la pression des envahisseurs saxons. On estime à 150 000 le nombre de ces immigrants pour une population autochtone de l'ordre de 300 000 personnes.

Leur influence s'est d'ailleurs plus faite sentir au nord et à l'ouest de la Bretagne et peu dans le Morbihan actuel. Ceci explique probablement le particularisme du dialecte vannetais, suffisamment différent des dialectes trégorrois, léonard et cornouaillais pour le rendre difficilement compréhensible aux autres bretonnants.

La langue bretonne est une langue indo-européenne comme le français, mais ce n'est pas une langue latine ; les deux langues sont très dissemblables. Le petit lexique joint et son guide de prononciation pourront vous permettre de comprendre la signification de certains noms de lieux, de maison ou de famille et ... de les prononcer.

Préalable :

Le breton était surtout une langue orale, aussi beaucoup de noms se rencontrent orthographiés de façon plus ou moins phonétique ou francisée.

D'autre part le breton utilise les "mutations" (la première lettre du mot change en fonction de la dernière du mot précédent / un peu à l'inverse de ce que l'on fait en français avec les liaisons).

exemple Bag = Bateau / Ar vag = Le bateau.

(et pour simplifier les choses, il y a deux orthographes : l'orthographe unifiée et l'orthographe universitaire ...)

Nous indiquons parfois, pour les plus usuelles, ces formes entre parenthèses.

Prononciation :

  • la consonne finale en général se prononce. Ex Le Clet "le clett" ,nom de famille, et ce pas toujours seulement pour des noms d'origine bretonne : canot "canott" et non "cano" comme en français classique.

  • le "ch" se prononce en général comme en français (sauf parfois s'il s'agit d'un c'h déformé en ch ! voir ci-après.

  • mais le "c'h" correspond au ch allemand (ex nach nuit) (mais dans beaucoup de noms de famille ou de lieux, l'orthographe a été simplifiée en "ch"!. En parlant français, la prononciation de ce "c'h" ou de sa déformation "ch" est souvent modifiée en "k" (ex : Ploumanac'h), modifiée en "ch", ou atténuée en "r" (dans beaucoup de noms de famille).

  • les terminaisons en "en" se prononcent le plus souvent de façon sourde "ain" et non en sonore "enn". Ex: Trébeurden "Tré beur d'ain", Châtelaudren, Rostrenen, Rosporden.

Exceptions courantes : Gwen (blanc) "gwenn" et sa forme dérivée ven "venn" ou bien Pen (tête, pointe) "penn". Ex Le Guen, nom de famille " le gwenn"; Penvern (le bout du marais) "pennvèrn" village entre Trégastel et Trébeurden et nom de famille, Le Pen "penn"ou Pendu "penndu" (tête noire), noms de famille .

Penduig ou penduik, petite tête noire, c'est la mésange ! Au Pendu breton correspond le Kennedy irlandais ...

  • la diphtongue "aou" ne se prononce pas "a-ou" mais est plus proche du "a-w". Ex Trestraou "tress traw" (la plage de la vallée).

  • en orthographe unifiée, le v peut se prononcer comme une sorte de "o" (un peu comme le w peut être une sorte de "ou" : pour simplifier la lecture, l'orthographe universitaire le remplace par un "o" : ex : glav, glao la pluie.

Lexique Breton / Français

Abad : abbé.

Aod : côte (au sens bord de la mer).

Aodou an Arvor : les Côtes d'Armor.

Amann : beurre (cf kouign amann, gâteau au beurre).

Amzer : temps.

Anaon : l'âme des morts.

Ankou : La Mort (personnifiée).

Aotrou : Monsieur.

Aval : pomme.

Avel : vent.

Avalou douar : pommes de terre.

Bag, ar vag : bateau.

Bagad : groupe musical breton (biniou, bombarde, tambour).

Balan : genêt (ce mot est passé en français à travers l'objet que l'on fabriquait autrefois avec ses branches, le balai).

Balanec : endroit plein de genêts.

Bara : pain (cf gwin vin d'où le français baragouiner => le breton demandait "bara ha gwin" du pain et du vin).

Beg : pointe.

Berr : court.

Bihan (vihan): petit.

Bleiz : loup.

Bloavezh mat (mad) : bonne année.

Bohanig : macareux, calculot.

Boutou koad : sabots (de bois).

Braz (vraz): grand.

Bré: colline, hauteur.

Breizh : Bretagne.

Brezhoneg : Breton (nom).

Brezhonek : breton (adj).

Bro : pays (au sens région, contrée) v. aussi pou.

Bro Goz Ma Zadou : hymne national breton (même air et paroles semblables à l'hymne national gallois).

Bugale : enfant.

Butun : tabac.

Chistr : cidre.

Coat, goat, koad : forêt, bois cf Koad.

Com, coum: vallon (comme combe)

Convenant : ferme louée en régime de "convenant" (on convient de ...).

Creac’h, krec’h: colline, coteau, hauteur

Da bep lec'h : toutes directions (vers tous lieux, sur les panneaux routiers).

Degemer mat : bienvenue.

Deiz : jour (cf fest deiz, fest noz).

Demat : bonjour.

Derv, derff: chêne; der est un très ancien mot européen, que l’on retrouve jusque dans la forêt du Der en Champagne et que l’on retrouve aussi sous la forme diry (Ploudiry).

Diwan : nom propre = école bretonne (enseignement en breton), du nom commun diwan : sorti de terre, germé.

Dolmen: table-pierre; en breton cela donne taol vaen mais les spécialistes pensent qu’il n’y a ps de lien direct, dolmen étant probablement issu d’un terme gaélique.

Douar: terre, lieu.

Doue, Doué : Dieu (Ma Doue : Mon Dieu, Ma Doue beniget, Ma Doué béniguet : mon Dieu béni).

Dour : eau.

Du: noir; cf. Le Pouldu: l’étang noir.

E kichen : à côté de.

elez: île.

enclos paroissial: ensemble formé par une église ou une chapelle, son cimetière, une cour, une croix et un calvaire aussi sculptés que possible, caractéristique d’une partie du Léon.

Enez (plur : enezenn, inizi) : île.

Ero beg pik : guillemot de troïl.

Ero beg plat : pingouin torda.

Fav, faou, fol: hêtre; cf. Le Faou, Le Faouët, Folgoët (bois de hêtres), etc.

Fest Deiz : fête de jour (bal de musique et danse bretonne en après-midi).

Fest Noz : fête de nuit (bal de musique et danse bretonne le soir).

Feunteun : fontaine.

Fri : nez (Fri lous, "nez sale", Fri Du "nez noir", noms de chien).

Frout: torrent (cf. Camfrout).

Galleg : (nom) français (langue).

Gallek : français (adj).

Gall, gallo: français au sens large; la langue gallo est une langue romane différente du français.

Gast : Punaise ! Pu**** !

Geriadur : dictionnaire.

Glao, glav : pluie.

Glaz : bleu.

Goret : chèvre, mais aussi filet de pêche barrant une anse, fixé sur le fond par des cailloux ( cf Porz ar Goret).

Gouel : fête (de son prénom, Gouel mat = bonne fête, de Noël Gouel Nedeleg ...).

Gouez, goas: ruisseau; cf. Gouessant, Gouesnou, Gouët.

Guern, gwern, vern: marais, ou aulne; se retrouve dans des noms de lieu en Guer.

Gwaz (goas) : ruisseau (cf Goas an Abad, le ruisseau de l'abbé c'est-à-dire de Saint Guirec derrière l'église).

Gwele : goéland.

Gwen : blanc, mais aussi sacré, pur (cf le Gwen ha Du , le drapeau breton).

Gwenneg : sou (petite pièce blanche) (cf Pont Couennec : le pont à sous c'est-à-dire à péage).

Gwer : vert (sous l'influence du français pour le vert non naturel : peinture, teinture : couleur de vêtement) , glaz autrement s'emploie pour bleu ou vert indifféremment : l'herbe est "glaz", le ciel est "glaz".

Guern, gwern (vern) : marais ou aulne (aulnaie), mât de bateau (fait en aulne autrefois). se retrouve dans des noms de lieu en Guer.

Gwerz : complainte (type de chanson).

Gwez : arbre.

Gwi ... (Gui) : bourg (cf Lan ... Loc ... Plou ... Tre ...). Gui, gwi: radical issu du latin vicus, comme vic dans d’autres régions, et désignant un village, un bourg. On trouve la forme Guiler, comme villar ou villard en d’autres régions. en principe le gwi désigne le bourg, le plou la paroisse entière, et certains noms de communes en Plou ont des noms bretons en Gwi, comme Ploudalmézeau/Gwitalmeze.

Gwiad : WEB.

Gwin ru (ruz) : vin rouge.

Gwiniz : froment.

Gwiniz du : blé noir (à ne pas confondre avec le seigle !).

Ha, hag : et.

Hent : chemin.

Heol : soleil.

Hir : long (menhir = pierre longue ; en breton menhir se dit plus couramment peulven, le pieu sacré ou men sao, la pierre levée).

Iliz (Ilis): église.

Itron : Madame mais aussi la Vierge .

Izel : bas (cf Breizh Izel, Breizh Uhel).

Jentilez : l'Île aux Moines (aux Sept Îles).

Kaer : beau.

Kan ha Diskan : type de chanson à se répondre ("chant et contrechant").

Kastell, c'hastell, Hastel : château (cf Trégastel, la trève du château) Ar C'hastell : le château.

Kaz, Kazh : chat.

Kemper: confluent (cf. Quimper, Quimperlé).

Kenavo : au revoir.

Kenrouedad : Internet.

Ker: lieu habité avec plusieurs maisons; village ou hameau, parfois château. Dans la hiérarchie spatiale, au-dessus du ty (simple) maison, au-dessous du lan ou du tré: très peu de communes sont en Ker-.

Kevrenn: ensemble des sonneurs d’un pays.

Ki : chien.

Kig : viande.

Kig sall : lard.

Koad (coat) : bois (cf boutou koad : sabots).

Kousker : dormeur (personne ou surnom du crabe tourteau).

Koz, kozh : vieux (cf Costaeres, déformation de koz seherez : la vieille sécherie (à poisson)).

Krampoez (krampouezh) . On ne dit pas "galette" dans une crêperie ! Galeten, galette, s'emploie normalement en Bretagne bretonnante pour des préparations avec la pâte à crêpe plus épaisses - l'épaisseur d'une omelette - ou pour des biscuits (par contre on emploie le mot galette pour des crêpes de blé noir en Pays Gallo de St Brieuc à Rennes, Redon ...) mais ne vous inquiétez pas, si vous dites galette, vous serez compris ...

Krampoezenn : des crêpes.

Kreizker : centre ville.

Kroaz : croix.

Kroaz Hent : carrefour (croix du chemin) (parfois déformé en Croissant pour les lieux-dits).

Labous mor : oiseau de mer.

Laezh : lait.

Lagad : oeil ou petite mare (cf le français oeillet de marais salant).

Lan ... : territoire souvent peu peuplé lié à ermitage ou à un monastère, par rapport au "Plou" des paroisses primitives créées à la même époque des V VI et VIIème siècles de l'émigration bretonne (cf Gui ... Loc ... Plou ... Tre ...) (Lannion = Lan Huon, la terre de Huon, famille noble). Ne pas confondre avec lann, qui est la lande ; mais les deux pourraient avoir la même origine, un lieu isolé et désert, ce qui est souvent le sens attaché à lande, comme érème (le désert) a la même racine qu’ermite. Le lan a pu devenir paroisse puis commune, en général avec moins d’ampleur que le plou.

Lenn : lac, étang.

Lès, lis: cour, résidence, château.

Lez, laez: hauteur, butte.

Liorzh : jardin.

Loc: terme désignant en général un lieu, et plus particulièrement un lieu consacré, éventuellement joint à un nom de saint; très fréquent dans les noms de communes.

Loc'h : lagune ou étang (souvent saumâtre derrière un cordon littoral)

Louarn : renard.

Lous : sale.

Lur : unité monétaire (1 Lur = 1 Franc).

Mad, mat : bon (mad eo an traou ? = ça va ? prononcer "madenn traw" ; souvent employé pour dire bonjour).

Maen : cf men.

Maërl: amendement formé de restes pétrifiés d’algues calcaires (lithothamnium).

Malouinière: manoir plus ou moins cossu du pays de Saint-Malo, en général du 18e siècle et construit avec la fortune des armateurs et des corsaires du pays.

Mam : mère, maman.

Mam goz, mamm gozh : grand-mère, mammie.

Mammig : mammie.

Marc'had : marché.

Marc'hadour : marchand.

Marc’h: cheval.

Mar plich : s'il vous plaît.

Maro, marv : mort (nom).

Méjou: ensemble de champs ouverts formant jadis et naguère comme une petite plaine au milieu des bocages; l’abattage de nombreuses haies en a évidemment réduit l’intérêt et la visibilité; il entre à l’occasion dans les toponymes sous la forme mes ou mé-. On trouve aussi les formes trest, tenat, doaren, luen (A. Meynier).

Melen : jaune.

Men : pierre, pluriel = mein.

Menhir : littéralement: pierre longue. Menhir (pierre haute) (adopté en français au IXXème) ; les mots peulven (pieu blanc c'est-à-dire sacré) ou men sao, pierre levée, sont plus souvent employés en breton.

Menez : colline, montagne.

Merci, merci braz : merci, merci beaucoup.

Meur : grand ou large.

Mignon : ami (s'emploie souvent en français pour un enfant = mon petit).

Moal (mol) : chauve (cf Molène, île en face de Trébeurden, molenez en breton = l'île chauve, sans arbres).

Moger : mur ou vieux mur, ancienne muraille. (grand) mur, muraille.

Mor : mer, Ar Mor (masculin) : la mer au sens océan, Ar Vor (féminin) : la mer au sens bande côtière. Ar Mor Braz (la grande mer) : l'Océan Atlantique ; Ar Mor Breizh (la mer de Bretagne) : la Manche. De façon surprenante, l'étymologie de mer d'Iroise est française : irois, habitant de l'Eire, vieux mot pour irlandais.

Morskoul : fou de bassan (mot à mot : milan de mer).

Morvran : cormoran (mot à mot : corbeau de mer).

Nann : non (après une interro-négative ; cf neket)..

Nedeleg : Noël.

Neket : non (après une question positive ; cf nann).

Nevez: neuf; fréquent dans les noms de communes: Plounévez est «villeneuve».

Noz : nuit (Noz vat : bonne nuit).

Pen : pointe (cf Perros \<= Pen roz, la pointe du tertre). Penn: tête, bout, extrémité; Penn ar Bed est le bout du monde, le finisterre en général, et spécialement en breton le Finistère.

Penti: petite maison, cabane de paysan jadis.

Person : recteur (le curé ; en Bretagne le mot curé est peu employé).

Pigouyer ou pigouiller: goémonnier, ramamseur et faucheur de goémon utilisant une pigouille (perche); le mot n’est pas propre à la Bretagne, mais commun aux marais atlantiques français.

Pilhaouer: chiffonnier, spécialement en Léon.

Plou ... (Pleu, Plo, Ploe) : paroisse (cf Lan ...) (Pleumeur Bodou : La Grande Paroisse de Bodou / Bodou nom de Saint ou "boisé" de bot, bosquet). Plou: terme général désignant une paroisse; il est dérivé du latin plebs, qui évoque un peuplement; il se déforme en pleu, plo, plu et même poul dans beaucoup de noms de communes. Le plou est l’ensemble de la paroisse, le gui (vic) se limite en principe àu bourg dans la paroisse, le tré et le lann sont des fragments de la paroisse. Mais les paroisses originelles ont donné lieu à bien des divisions, de nombreux tré et lann sont devenus à leur tour des paroisses. À l’époque de l’intense émigration bretonne vers Paris et de l’invention du personnage de Bécassine (Pinchon, 1905), la paysanne en sabots et habit breton devenue bonne à Paris, l’abondance des noms de villages bretons en Plou- a contribué fortement à la diffusion du mot plouc comme terme de mépris pour le provincial en général. Il est à remarquer qu’il n’y a pas un seul village en Plou ou équivalent en Loire-Atlantique.

Pondallez: «pont d’allée», puits intérieur permettant l’éclairage par le toit et caractéristique de certaines maisons (v. Morlaix).

Porz : grève (souvent dans une petite anse) ou cour de ferme.

Porz, pors : port.

Pou: pays, contrée; la racine se trouve dans le pays Pourlet et le Porhoët.

Poul : mare, étang (cf Ploumanac'h, autrefois Poul Manac'h : l'étang du Moine, c'est-à-dire Saint Guirec). Parfois baie; mais poul est aussi une déformation de plou.

Raz: courant.

Reuz : bruit

Roc'h : roche, rocher.

Rosell : racloir (à crêpe)

Roz, ros: butte, tertre couvert de bruyère.

Run : hauteur (au sens de lieu élevé).

Ruz (ru) (hu) : rouge (cf Roc'h Hu, balise dans la baie de Perros).

Sal: château.

Sauz : l'Anglais (le Saxon) (cf Pont ar Sauz près du Lenn à Louannec).

Scravig : sterne (oiseau de mer).

Segal : seigle.

Skol : école (Skol Diwan : Ecole Diwan, école en breton).

Skravig : sterne.

Skreo : mouette.

Sonneur: joueur de cornemuse, musicien; de son, qui signifie chant.

Spanell : spatule (à crêpe)

Steir, ster, étier, rivière.

Stivell: source, fontaine.

Straed : rue.

Stur : gouvernail (cf Roc'h Stur en face de Tres Traou).

Stivell: source, fontaine.

Tad : père, papa.

Tad koz, tad kozh : grand-père, papy.

Tadig : papy.

Taol (an daol) : table (dolmen = pierre de table , néologisme du IXXème ; en breton un dolmen est souvent appelé ti lia, la maison de la divinité).

Ti (ty) : maison.

Ti Ker : Mairie.

Ti Krampoez : crêperie.

Tom : chaud.

Toul: trou, et aussi parfois baie.

Tre (tré - treb - terf) : trêve d'une paroisse (cf Trébeurden) ; ne dérive pas du mot trêve mais du vieux breton treo = village, quartier, lieu habité.terme signalant habituellement une fraction de paroisse, ou trêve. Les paroisses et communes qui en sont issues sont en principe de plus faible dimension que le plou.

Treiz, traez (trez, tres) : plage (peut parfois se confondre avec treis : passage, par exemple d'un ruisseau à travers le cordon littoral) (cf Tres Trignel, Tres Traou).

Trez: sable, et plus particulièrement amendement de sable coquillier.

Treiz: passage, détroit.

Traon, traou : vallée, bas-fond (cf Tres Traou).

Trugarez : merci (employé pour remercier Dieu, moins courant au sens usuel où merci le concurrence).

Uhel : haut (cf Breizh Uhel, Breizh Izel).

Vern: v. guern

Village: en Bretagne, désigne volontiers des hameaux, du moins assez peuplés, par opposition au bourg qui est le chef-lieu communal.

Ya : oui.

Yec'hed : santé (au sens de la santé ou du toast).

Yec'hed mat, abr: yec'hmat ou yec'hed : santé ! (toast) ; (prononcer "iérheud'mad" ou contracté "iér'mad" et "iérheut").

Yen : froid.

  • Degemer mat : Bienvenue

  • Demat : Bonjour

  • Mat ar jeu ? : ça va ?

  • Mont a ra ? : La forme ?

  • Noz vat : Bonne nuit

  • Penaes emañ : Comment ça va ?

  • Penaos ‘mañ kont ? : Comment ça va ?

  • Yec’hed mat : Santé

Aber: estuaire encaissé, en pays de Léon; le mot est synonyme de ria, qui curieusement s’est bien plus appliqué en Bretagne à tous les estuaires envahis par la remontée du niveau des mers au Quaternaire, alors qu’aber est resté confiné au Léon.

Aod: mot parfois employé pour côte, littoral (du latin altus).

Ar: locatif (du côté de, vers, le long de).

Arcoat, Ar Koad, Argoad: l’intérieur (le pays des bois).

Ar Menez: le pays haut.

Armor, Ar Vor, Arvor: le pays de la mer, la côte; les formes Armor et Arcoat sont les formes traditionnelles, venues d’un terme celtique prébreton; les formes Argoad et Arvor sont les graphies bretonnes modernes.

Bagad: «troupe», orchestre; le bagad (le mot est masculin) est une section de kevrenn.

Bihan: petit (Morbihan: la petite mer).

Bocage: type de paysage marqué par la présence de fortes et épaisses haies clôturant les champs et les prés; très répandu dans l’Ouest de la France jusqu’au milieu du 20e siècle, il a pratiquement disparu de la Bretagne à la suite des remembrements et des efforts vers une agriculture plus rationnelle ou plus productive. Avec lui ont également disparu la plupart des chemins creux boueux qui subsistaient entre les haies, et des rotes meissières (les chemins pour aller à la messe sans trop se salir) qui jouaient avec elles.

Bourg: ce mot désigne spécialement en Bretagne le chef-lieu communal, entouré de hameaux dont les plus étoffés sont nommés villages; il peut donc n’être lui-même qu’un gros village, sans véritable fonction de marché.

Braz, bras: grand (Mor bras: l’océan).

Bré: colline, hauteur.

Breizh: Bretagne.

Bro: pays; v. aussi pou.

Coat, goat, koad: forêt, bois

Com, coum: vallon (comme combe)

Creac’h, krec’h: colline, hauteur

Derv, derff: chêne; der est un très ancien mot européen, que l’on retrouve jusque dans la forêt du Der en Champagne et que l’on retrouve aussi sous la forme diry (Ploudiry).

Dolmen: table-pierre; en breton cela donne taol vaen mais les spécialistes pensent qu’il n’y a ps de lien direct, dolmen étant probablement issu d’un terme gaélique.

Douar: terre, lieu.

Du: noir; cf. Le Pouldu: l’étang noir.

elez: île.

enclos paroissial: ensemble formé par une église ou une chapelle, son cimetière, une cour, une croix et un calvaire aussi sculptés que possible, caractéristique d’une partie du Léon.

Fav, faou, fol: hêtre; cf. Le Faou, Le Faouët, Folgoët (bois de hêtres), etc.

Fest noz: fête de nuit.

Frout: torrent (cf. Camfrout).

Gall, gallo: français au sens large; la langue gallo est une langue romane différente du français.

Gouez, goas: ruisseau; cf. Gouessant, Gouesnou, Gouët.

Guern, gwern, vern: marais, ou aulne; se retrouve dans des noms de lieu en Guer.

Gui, gwi: radical issu du latin vicus, comme vic dans d’autres régions, et désignant un village, un bourg. On trouve la forme Guiler, comme villar ou villard en d’autres régions. en principe le gwi désigne le bourg, le plou la paroisse entière, et certains noms de communes en Plou ont des noms bretons en Gwi, comme Ploudalmézeau/Gwitalmeze.

Gwenn: blanc.

Hir: long (Penhir: la pointe longue).

Ilis: église.

Kemper: confluent (cf. Quimper, Quimperlé).

Ker: lieu habité avec plusieurs maisons; village ou hameau, parfois château. Dans la hiérarchie spatiale, au-dessus du ty (simple) maison, au-dessous du lan ou du tré: très peu de communes sont en Ker-.

Kevrenn: ensemble des sonneurs d’un pays.

Lan: radical évoquant en général en breton un ermitage, un monastère, au moins un lieu attaché à la religion, et souvent associé à un nom de saint; ne pas confondre avec lann, qui est la lande; mais les deux pourraient avoir la même origine, un lieu isolé et désert, ce qui est souvent le sens attaché à lande, comme érème (le désert) a la même racine qu’ermite. Le lan a pu devenir paroisse puis commune, en général avec moins d’ampleur que le plou.

Lenn: lac, étang.

Lès, lis: cour, résidence, château.

Lez, laez: hauteur, butte.

Loc: terme désignant en général un lieu, et plus particulièrement un lieu consacré, éventuellement joint à un nom de saint; très fréquent dans les noms de communes.

Loc’h: lagune.

Maërl: amendement formé de restes pétrifiés d’algues calcaires (lithothamnium).

Malouinière: manoir plus ou moins cossu du pays de Saint-Malo, en général du 18e siècle et construit avec la fortune des armateurs et des corsaires du pays.

Marc’h: cheval.

Méjou: ensemble de champs ouverts formant jadis et naguère comme une petite plaine au milieu des bocages; l’abattage de nombreuses haies en a évidemment réduit l’intérêt et la visibilité; il entre à l’occasion dans les toponymes sous la forme mes ou mé-. On trouve aussi les formes trest, tenat, doaren, luen (A. Meynier).

Men: pierre.

Menez, mené: montagne.

Menhir: littéralement: pierre longue.

Mes, v. méjou.

Meur: grand, large.

Moguer: mur ou vieux mur, ancienne muraille.

Mor: mer.

Nevez: neuf; fréquent dans les noms de communes: Plounévez est «villeneuve».

Penn: tête, bout, extrémité; Penn ar Bed est le bout du monde, le finisterre en général, et spécialement en breton le Finistère.

Penti: petite maison, cabane de paysan jadis.

Pigouyer ou pigouiller: goémonnier, ramamseur et faucheur de goémon utilisant une pigouille (perche); le mot n’est pas propre à la Bretagne, mais commun aux marais atlantiques français.

Pilhaouer: chiffonnier, spécialement en Léon.

Plou: terme général désignant une paroisse; il est dérivé du latin plebs, qui évoque un peuplement; il se déforme en pleu, plo, plu et même poul dans beaucoup de noms de communes. Le plou est l’ensemble de la paroisse, le gui (vic) se limite en principe àu bourg dans la paroisse, le tré et le lann sont des fragments de la paroisse. Mais les paroisses originelles ont donné lieu à bien des divisions, de nombreux tré et lann sont devenus à leur tour des paroisses. À l’époque de l’intense émigration bretonne vers Paris et de l’invention du personnage de Bécassine (Pinchon, 1905), la paysanne en sabots et habit breton devenue bonne à Paris, l’abondance des noms de villages bretons en Plou- a contribué fortement à la diffusion du mot plouc comme terme de mépris pour le provincial en général. Il est à remarquer qu’il n’y a pas un seul village en Plou ou équivalent en Loire-Atlantique.

Pondallez: «pont d’allée», puits intérieur permettant l’éclairage par le toit et caractéristique de certaines maisons (v. Morlaix).

Porz, pors: port.

Pou: pays, contrée; la racine se trouve dans le pays Pourlet et le Porhoët.

Poul: mare, étang, parfois baie; mais poul est aussi une déformation de plou.

Raz: courant.

Roc’h: rocher.

Roz, ros: butte, tertre couvert de bruyère.

Ru, ruz: rouge.

Run, rhun: butte, mont.

Sal: château.

Sonneur: joueur de cornemuse, musicien; de son, qui signifie chant.

Steir, ster, étier, rivière.

Stivell: source, fontaine.

Ti, ty: maison.

Toul: trou, et aussi parfois baie.

Tré, treb, tref: terme signalant habituellement une fraction de paroisse, ou trêve. Les paroisses et communes qui en sont issues sont en principe de plus faible dimension que le plou.

Treiz: passage, détroit.

Trez: sable, et plus particulièrement amendement de sable coquillier.

Tuchenn: éminence; prend aussi la forme turgenn, dorgenn; le mot se retrouve déformé dans le signal de Toussaines.

Vern: v. guern

Village: en Bretagne, désigne volontiers des hameaux, du moins assez peuplés, par opposition au bourg qui est le chef-lieu communal.

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