📌 Billet épinglé.
Résumé : La société ne parvient pas à concilier le libéral et le social.

Avec un système libéral, il est naturel de vouloir maximiser ses profits. Cette économie repose sur des humains qui doivent consommer ; le problème et qu’en plus des actifs il faut compter sur les malades, les handicapés et les vieux. Bref, les parias des capitalistes : il ne produisent pas de richesse et coûtent très cher !
C’est ici qu’intervient la République et l’État, garant du vivre ensemble, du bon fonctionnement de la société en contraignant des forces contraires à un juste équilibre (pléonasme ?). En effet, dans la Constitution il est un principe évoquant « la fraternité », ainsi l’État appliquant les lois de la République, garantit à chaque Citoyen l’aide de ses pairs en cas de difficulté, selon un principe de proportionnalité.
Ça c’est dans le monde naïf des Bisounours ; la réalité est tout autre.
À mon sens tout à commencé à déraper au cours des années 90, de manière concomitante à l’avènement de l’informatique (outil utile au développement de la finance planétaire), à l’Europe se structurant peu à peu et à la mondialisation en devenir. Ces notions, voulues pas les capitalistes et les libéraux dont le but est de faire plus de business, poussèrent les états dans ce sens : plus de commerce, donc plus de rentrées fiscales. Comme dit le proverbe : « plus c’est mieux ».
Souvenez-vous, pour les plus vieux d’entre-nous, c’était en 1980 : chacun vivait chez soi et faisait son petit commerce, sans regarder ce qui se passait chez le voisin. Le monde était divisé en deux blocs distincts et il fallait en Europe un passeport avec un visa et des mois d’attente pour aller rendre visite à un pays proche ou par exemple lui vendre de blé ou des avions.
De fil en aiguille avec la complicité des banques et des lobbies, aujourd’hui nous avons des paradis fiscaux, tels qu’entre-autres le Luxembourg ou l’Irlande, au sein même de l’Europe !
Ainsi, de nos jours tout le monde vend n’importe quoi à n’importe qui n’importe quand. Par exemple La Poste, qui autrefois acheminait des lettres (vous savez le truc rectangulaire en papier blanc sur lequel on écrivait ;-) est devenue un banque qui vends des assurances ou Orange (ex Wanadoo, ex France Télécom) s’occupe de la télésurveillance de votre domicile. Etc… Même les maladies sont devenues mondiales ! Le Lundi un chinois attrape la grippe Bim ! Une semaine plus tard le monde est paralysé.
Tout cela donc, en affaiblissant le pouvoir des États. On crédite moins les ministères, on supprime des postes de fonctionnaires, chargés du contrôle et de la régulation, qu’on payera moins. C’est merveilleux ! Tant pis pour la planète, on fera du green-washing ou du green-bashing, ça passera crème. Tant-pis pour l’hôpital public, les Ehpads, les services publics. Et même si le smicard et revenu au stade de serf, de vilain voire de petit-gens : tant qu’il fait des enfants et consomme ce qu’il produit, tout va bien : la boucle est bouclée.
Juvénal, en parlant de la décadence de Rome, avait déjà tout compris au IIe siècle après J.-C. : « Panem et circenses », du pain et des jeux.
Je produit en Chine qui est devenue l’usine du monde, je stocke pendant le transport dans des bateaux battant pavillons de complaisance, je vends aux pays développés, je fais fructifier ma finance en Irlande en évitant les impôts et taxes et je m’achète une île paradisiaque pour y passer mes week-ends.
Elle était belle la Révolution de 1789, encore une sacrée hypocrisie : l’histoire est écrite par les vainqueurs. Aujourd’hui, tu as un bac +n et tu te retrouves à 50 piges à gagner le smic en tant que caissière ou ouvrier avec le dos cassé et les pieds explosés. Je ne sais pas si ces personnes arriveront à la retraite (surtout qu’ils la repoussent sans cesse, souvenez-vous : un vieux, ça coûte cher), et surtout dans quel état…
Que des riches profitent de leur capital (acquis ou transmis), ne me pose pas de problème. Les classes sociales doivent exister : tout le monde ne peut pas être entrepreneur, et rémunéré en fonction du risque pris ou même médecin.
À mon sens, ce qui importe c’est la santé des individus et surtout « le bien commun ».
Mais au XXIᵉ siècle, nous vivons dans une République promouvant des idéologies telles que la « Liberté, Égalité et Fraternité » entre ces Citoyens, garanties par un État de droit dans un pays se voulant être celui des droits de l’Homme et du Citoyen tout en étant celui des Lumières. Selon l’État, le citoyen s’émancipe par le travail, ce dernier devient donc un droit et un devoir. Aussi, il est anormal, dès lors que tu contribues à la société par ton travail, que ce dernier porte atteinte à ton intégrité physique et psychique. Nous ne sommes plus au moyen-âge, nous aurions du évoluer pour que chaque travailleur puisse s’épanouir dans sa vie privée, au lieu de se reposer sur ses temps de relâche pour pouvoir être en capacité de produire à nouveau.