Lundi 2 Février 2026

Et ça joue encore les pleureuses !

Et cette fois c’est les grands patrons. Après avoir voulu la mondialisation, ils appellent à consommer Européen. Tel est pris qui croyait prendre.

Ben non messieurs Total et consorts : comme des millions d’européens, j’irai là où mes intérêts seront respectés. Même si il faut consommer chinois !
Vous avez voulu la mondialisation, assumez désormais !

Source : France info

Mercredi 28 Janvier 2026

L’entreprise, ou le petit théâtre de Gignol


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ENTRETIEN. « En entreprise, la promotion ne va pas au plus performant, mais au meilleur acteur du théâtre social »

Le paraître entreprise est plus valorisé que la productivité réelle, dénonce Ludivine Adla, maître de conférences en science de gestion à l’IAE de Grenoble. Face à un management jugé obsolète, les salariés tentent de s’adapter via des procédés qui sont, à long terme, préjudiciables tant pour l’individu que pour l’entreprise, explique l’universitaire.
(Depuis le temps que je le dis !)

À lire chez Ouest France

Vendredi 17 Octobre 2025

La vie : un business comme un autre pour les ogres, les fossoyeurs et les charognards

charognard.jpgIl va arriver un moment ou la société devra accepter que des secteurs d’activité ne soient pas rentables. Car, non : les jeunes enfants, les personnes âgées et les morts ne produisent pas de richesse. Et oui, si nous voulons une société fraternelle, comme c’est écrit sur tous les frontons des mairies, il va falloir accepter de perdre dépenser de l’argent pour ces catégories de personnes.

Il est inacceptable que dans une société qui est sensée prôner des valeurs humanistes, que tout au long de sa vie,

Services publics VS rentabilité
business as usual
le marché a t’il une morale ?

Source : franceinfo pompe, franceinfo crèche et franceinter epad

Mercredi 8 Octobre 2025

Vocabularismes

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< MODE VIEUX CON ON >

Ce billet s’adresse avant tout à des personnes d’un âge respectable. Que les plus jeunes ne m’en veuillent pas : chacun ses références et ses modes.

Il est donc question de vocabulaire et de langage. Une langue vivante telle que le français évolue au grès des époques : nous ne parlons plus en « vieux françois » ; le langage s’adapte au grès des usages, ceux ci étant influencés par différentes modes et cultures.

En regardant de plus près on peut se faire une idée de l’époque et de l’état d’esprit des personnes qui l’utilise.

Voici une liste de mots et d’expressions entendues ces dernières années qui me font réfléchir quant à leur sens profond ou leur portée sociale.

Commençons par s’interroger sur le langage des scientifiques, qui sont des personnes à priori sérieuses : les météorologues. Ils ont fait de grandes études et utilisent des super calculateurs valant très cher.
Donc ses personnes parlent de goutte froide, de dôme de chaleur ou de bombe météorologique.
Qu’est-ce que cette surenchère de superlatifs ?
Pourquoi ne pas évoquer simplement un épisode glacial, de grande chaleur ou un phénomène météo de grande intensité…
Manqueraient-ils de crédibilité ? À moins que ça soit leur auditoire qui aurait besoin d’images simples ?
Lorsqu’ils parlent d’une étude faite sur un échantillon de personnes prises au hasard, ils n’ont rien trouvé de mieux que de dire qu’ils ont fait une étude randomisée (de l’anglais random). Aléatoire, c’était pas bien ?

Continuons par une autre profession : les journalistes. Ces personnes dont le métier et de transmettre des informations, parfois même par écrit, pourraient nous faire croire qu’elles maîtrisent notre langue, c’est la base pour ce métier. Que nenni, il n’en est rien. Et c’est même le contraire : ils inventent carrément des mots !
Vous avez peut-être déjà lu une phrase du type : « un accident a impliqué un scootériste et un piéton ».
Un cycliste d’accord, mais un scootériste ?!?? C’est vrai que c’est plus court que conducteur de scooter ou un cyclomotoriste…
Manqueraient-ils de crédibilité ? À moins que ça soit leur auditoire qui aurait besoin de mots courts ?

Toujours chez nos amis journaleux, qui parfois doivent citer leurs sources. À ce propos, ils diront que leur publication est : « sourcée ». Quel est le but ici ? Pourquoi ne pas simplement dire que les sources de l’article ont être vérifiées ?
Manqueraient-ils de crédibilité ? À moins que ça soit leur auditoire qui aurait besoin de mots courts ?

Parlons d’une caste de personnes que j’affectionne particulièrement : les politiques et autres responsables d’institutions. Ce sont généralement des cadors dans leur genre. À croire que ces personnes, issues de grandes écoles, reçoivent leur formation uniquement dans le but d’enrichir la langue française de leurs créations !
Début Octobre 2025, l’université de Rennes 2 crée un diplôme de « pair-aidance et savoirs expérientiels ». Tout un programme ! Les mots me manquent…
Manqueraient-ils de crédibilité ? À moins que ça soit leur auditoire qui aurait besoin de mots compliqués ?
Source : Le Télégramme

Poursuivons ce tour d’horizon linguistique avec le parlé des jeunes. L’autre jour, l’un d’entre eux me dit : « il fait chaud, genre c’est l’été ; du coup je me suis pimpé (ndlr : du verbe to pimp, prononcez : pimmepé) et je m’affiche au café ». Traduction : il fait chaud comme en été, je me suis maquillé (car : oui, en 2025, même les garçons se maquillent désormais) et je me suis installé en terrasse où tout le monde m’a vu.


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Autre exemple. « L’autrice nous parle d’un groupe de personnes ; iels sont flexitarien·nne·s et demisexuel·le·s. » Là ont atteins des sommets ! Déjà, qu’est-ce qu’un flexitarien ? Un mélange de carnivore et végétarien ; donc un omnivore ! Pourquoi faire compliqué ? Pourquoi réinventer la roue ? Ici on remarquera un travers de notre société actuelle : l’individualisation dans le groupe. Notion contradictoire mais très en vogue. D’ailleurs c’est la même chose chez les militants lesbienne-gay-bi-trans. À une époque ces personnes se réclamaient de la mouvance LGBT, puis peu à peu chacun a voulu y ajouter son particularisme. Aujourd’hui on parle de communauté LIBTQI+. Tant qu’à faire : ajoutons toutes les lettres de l’alphabet et personne ne sera oublié !

D’un point de vue psychanalyse de comptoir, j’aurais tendance à penser que c’est du narcissisme ; dans une société qui lisse les individualités et les singularités.

Le monde de l’entreprise n’échappe pas à cette dérive ; mais en version anglophone décomplexée, voire exacerbée ; et c’est pas mieux. Les managers parlent de reporting, dashboard, confcall, secure, scalabilité… J’en ai les oreilles qui saignent !

Enfin, terminons par une note plus positive et bien appropriée en ce moment. Le monde évolue, de nouvelles choses sont inventées, ainsi il faut créer de nouveaux mots, en recyclant d’anciens ou en empruntant à une autre culture. Par exemple, lorsque qu’on utilise une intelligence artificielle (AI), on écrit des phrases dans une boîte de dialogue.
prompt.gifCette dernière s’appelle : « le prompt » ; et par extension : l’historique des phrases pour affiner sa requête. Le pendant français est : « l’invite de commandes », mais ça fait trop programmation informatique.
À l’origine, dans les années 70, le prompt désignait la zone d’entrée de texte dans un programme d’IRC. Et pour être tout à fait exact, avant même ça, il désignait le curseur clignotant en forme de bloc dans un terminal ou une console.

Après tout ça… Comprenne qui pourra ! À ce jeux de chaises musicale, heureusement que le nom des académiciens est inscrit sur leur fauteuil ; car ils doivent faire des bons dessus ! D’ailleurs, je vous donne la définition du mot prompt telle que décrite dans le dictionnaire de l’Académie Française… :-D
D’un point de vue sociétal, à vouloir angliciser notre communication et à force de privilégier les mots de moins de trois syllabes ; je crains que notre riche langue française se cantonne aux actes de l’administration.

Et pendant ce temps la, les profs font l’école en forêt ou dans un pré.

# la mode, ça passe et ça trépasse

< / MODE VIEUX CON OFF >

Vendredi 3 Octobre 2025

Le bras droit de l’État : les Banksters !

📌 Billet épinglé.
Résumé : La société ne parvient pas à concilier le libéral et le social.


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Avec un système libéral, il est naturel de vouloir maximiser ses profits. Cette économie repose sur des humains qui doivent consommer ; le problème et qu’en plus des actifs il faut compter sur les malades, les handicapés et les vieux. Bref, les parias des capitalistes : il ne produisent pas de richesse et coûtent très cher !
C’est ici qu’intervient la République et l’État, garant du vivre ensemble, du bon fonctionnement de la société en contraignant des forces contraires à un juste équilibre (pléonasme ?). En effet, dans la Constitution il est un principe évoquant « la fraternité », ainsi l’État appliquant les lois de la République, garantit à chaque Citoyen l’aide de ses pairs en cas de difficulté, selon un principe de proportionnalité.
Ça c’est dans le monde naïf des Bisounours ; la réalité est tout autre.

À mon sens tout à commencé à déraper au cours des années 90, de manière concomitante à l’avènement de l’informatique (outil utile au développement de la finance planétaire), à l’Europe se structurant peu à peu et à la mondialisation en devenir. Ces notions, voulues pas les capitalistes et les libéraux dont le but est de faire plus de business, poussèrent les états dans ce sens : plus de commerce, donc plus de rentrées fiscales. Comme dit le proverbe : « plus c’est mieux ».
Souvenez-vous, pour les plus vieux d’entre-nous, c’était en 1980 : chacun vivait chez soi et faisait son petit commerce, sans regarder ce qui se passait chez le voisin. Le monde était divisé en deux blocs distincts et il fallait en Europe un passeport avec un visa et des mois d’attente pour aller rendre visite à un pays proche ou par exemple lui vendre de blé ou des avions.

20170507_123030_-_fr_-_election_president_republique_emmanuel_macron_-_3.jpg De fil en aiguille avec la complicité des banques et des lobbies, aujourd’hui nous avons des paradis fiscaux, tels qu’entre-autres le Luxembourg ou l’Irlande, au sein même de l’Europe !
Ainsi, de nos jours tout le monde vend n’importe quoi à n’importe qui n’importe quand. Par exemple La Poste, qui autrefois acheminait des lettres (vous savez le truc rectangulaire en papier blanc sur lequel on écrivait ;-) est devenue un banque qui vends des assurances ou Orange (ex Wanadoo, ex France Télécom) s’occupe de la télésurveillance de votre domicile. Etc… Même les maladies sont devenues mondiales ! Le Lundi un chinois attrape la grippe Bim ! Une semaine plus tard le monde est paralysé.
Tout cela donc, en affaiblissant le pouvoir des États. On crédite moins les ministères, on supprime des postes de fonctionnaires, chargés du contrôle et de la régulation, qu’on payera moins. C’est merveilleux ! Tant pis pour la planète, on fera du green-washing ou du green-bashing, ça passera crème. Tant-pis pour l’hôpital public, les Ehpads, les services publics. Et même si le smicard et revenu au stade de serf, de vilain voire de petit-gens : tant qu’il fait des enfants et consomme ce qu’il produit, tout va bien : la boucle est bouclée.
Juvénal, en parlant de la décadence de Rome, avait déjà tout compris au IIe siècle après J.-C. : « Panem et circenses », du pain et des jeux.

Je produit en Chine qui est devenue l’usine du monde, je stocke pendant le transport dans des bateaux battant pavillons de complaisance, je vends aux pays développés, je fais fructifier ma finance en Irlande en évitant les impôts et taxes et je m’achète une île paradisiaque pour y passer mes week-ends.

20170507_123030_-_fr_-_election_president_republique_emmanuel_macron_-_1.jpg Elle était belle la Révolution de 1789, encore une sacrée hypocrisie : l’histoire est écrite par les vainqueurs. Aujourd’hui, tu as un bac +n et tu te retrouves à 50 piges à gagner le smic en tant que caissière ou ouvrier avec le dos cassé et les pieds explosés. Je ne sais pas si ces personnes arriveront à la retraite (surtout qu’ils la repoussent sans cesse, souvenez-vous : un vieux, ça coûte cher), et surtout dans quel état…

Que des riches profitent de leur capital (acquis ou transmis), ne me pose pas de problème. Les classes sociales doivent exister : tout le monde ne peut pas être entrepreneur, et rémunéré en fonction du risque pris ou même médecin.
À mon sens, ce qui importe c’est la santé des individus et surtout « le bien commun ».

Mais au XXIᵉ siècle, nous vivons dans une République promouvant des idéologies telles que la « Liberté, Égalité et Fraternité » entre ces Citoyens, garanties par un État de droit dans un pays se voulant être celui des droits de l’Homme et du Citoyen tout en étant celui des Lumières. Selon l’État, le citoyen s’émancipe par le travail, ce dernier devient donc un droit et un devoir. Aussi, il est anormal, dès lors que tu contribues à la société par ton travail, que ce dernier porte atteinte à ton intégrité physique et psychique. Nous ne sommes plus au moyen-âge, nous aurions du évoluer pour que chaque travailleur puisse s’épanouir dans sa vie privée, au lieu de se reposer sur ses temps de relâche pour pouvoir être en capacité de produire à nouveau.